Activités passées
du REFAD

Le 29 avr. 2026
De 12h à 13h

ContactElodie Teulier - REFAD
En ligne
 
Conférence

Présentation du livre blanc : Cultiver l'inclusion, la diversité, l'équité et l'accessibilité dans la formation à distance

Le groupe IDÉA a été constitué à la suite d’un appel à intérêt pancanadien lancé en août 2025 par le Réseau francophone d’enseignement à distance (REFAD) et visant à rassembler des expertises complémentaires issues du milieu de la formation à distance francophone. Les douze membres ont été sélectionnés de manière à assurer une représentation diversifiée des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM), des réalités régionales et des secteurs d’intervention (enseignement, gestion institutionnelle, innovation pédagogique, milieu communautaire et recherche).

Les travaux du groupe se sont appuyés sur une démarche collaborative structurée. Une première rencontre en présentiel, tenue dans le cadre du Grand Rassemblement 2025, a permis d’amorcer les réflexions collectives et d’établir les priorités. Celle-ci a été suivie de quatre autres rencontres en ligne pour favoriser l’approfondissement des enjeux, la mise en commun des pratiques de terrain et la formulation concertée des recommandations. Une attention particulière a été portée à l’intégration des principes d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accessibilité (IDÉA), tant dans la composition du groupe que dans l’élaboration des recommandations.

Dans une société véritablement inclusive, la proactivité et le leadership inclusif vont de pair avec la conception de projets de formation à distance qui respectent les plus hauts standards internationaux en matière d’accessibilité et permettent de mieux lutter contre les barrières structurelles et les discriminations systémiques. Dans cette perspective, les personnes en situation de handicap peuvent accéder pleinement à la formation à distance et ne doivent plus expliquer leur handicap continuellement, ni se battre au sein de l’environnement social et numérique pour obtenir des accommodements. Cela vaut aussi pour les Autochtones ainsi que pour toutes les autres personnes situées dans des CFSM.

Pour stimuler ce changement culturel en profondeur, et ainsi diminuer les barrières structurelles et les obstacles systémiques en formation à distance, le gouvernement fédéral ainsi que les personnes occupant des postes de haute responsabilité au sein des systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux ont un rôle central à jouer. En vertu de leur position d’autorité et afin de respecter leurs obligations légales, notamment la Loi canadienne sur l’accessibilité et les lois provinciales, ces leaders peuvent orienter le financement et le développement des services éducatifs pour les rendre plus accessibles et inclusifs.

De plus, si les responsables décident de reconnaitre le handicap comme une composante normale de la diversité humaine, l’accessibilité numérique pourrait devenir la qualité pédagogique première de la formation à distance.

Document préparé pour le Réseau francophone d’enseignement à distance (REFAD) par Jean-Philippe Beauregard ([il], consultant principal, EDDI), en collaboration avec les membres du groupe IDÉA du REFAD : Marie-Thérèse Awitor ([elle?], conseillère pédagogique en équité, diversité, inclusion, Conseil scolaire catholique MonAvenir), Souhaël Bouallagui ([il/lui], directeur de la Formation continue et du campus de Halifax, Université Sainte-Anne), Caroline Brassard ([elle], professeure en formation à distance, Université TÉLUQ), Stella Cardozo ([elle], conseillère en accessibilité numérique, Cégep à distance), Chantal Carrière ([elle], gestionnaire du Programme F@D, Coalition ontarienne de formation des adultes), Valérie Cayouette-Guilloteau ([elle], conseillère en pédagogie et technopédagogie, Université du Québec à Rimouski), Jamie Lou Morneau ([elle], gestionnaire de technologies Web, multimédia et éducatives, Université de Saint-Boniface), Marie-Frédérique Ouellet ([elle], gestionnaire de la formation à distance et des solutions technologiques, Université de Moncton), Béatrice Pudelko ([elle], professeure, Université TÉLUQ), Marie-France Talbot ([elle], cheffe du Service formation, Association des francophones du Nunavut), Mariane Tanguay ([elle], conseillère pédagogique en équité, diversité et inclusion, Cégep Marie-Victorin) et Louise Tardif ([elle/iel], conseillère principale en équité, diversité et inclusion, Collège communautaire du Nouveau-Brunswick).
 
Cette initiative est rendue possible grâce à l’appui financier du Gouvernement du Canada - Government of Canada et des membres du Réseau.

 

                  

 

 

Présentateur

  

Jean-Philippe Beauregard

EDDI Québec

Biographie 

Titulaire d’un doctorat en sociologie obtenu en 2020, il possède une expertise approfondie dans l’analyse des discriminations, des biais systémiques et des dynamiques organisationnelles liées à l’équité, la diversité et l’inclusion. Ses recherches doctorales, portant sur la discrimination ethnique à l’embauche dans la région de Québec, ont contribué à l’avancement des connaissances et au débat public sur cet enjeu social, notamment par des publications, des présentations scientifiques et des interventions médiatiques.

Cofondateur de l’entreprise EDDI, il accompagne depuis plusieurs années des universités, des organisations publiques et des entreprises privées dans la mise en place de pratiques organisationnelles plus inclusives et équitables. À travers une cinquantaine de mandats, il a réalisé des diagnostics organisationnels, accompagné des comités de direction et des comités EDI, mené des consultations et conçu des outils et des formations visant à favoriser des environnements de travail plus diversifiés et innovants.

Il a notamment réalisé un mandat de diagnostic organisationnel en IDÉA pour l’Université TÉLUQ en 2023-2024, visant à identifier les barrières systémiques et à proposer des recommandations pour renforcer les pratiques d’équité et d’inclusion au sein de l’institution.

Ses travaux s’appuient sur une solide expérience en recherche, en conseil stratégique et en mobilisation des parties prenantes, ainsi que sur une expertise en gestion du changement et en accompagnement organisationnel.

Nous reconnaissons que nos membres vivent et travaillent sur les territoires ancestraux non cédés de nombreuses Premières Nations, Métis et Inuits. Nous honorons leur lien immémorial avec ces terres et réaffirmons notre engagement envers la réconciliation par un dialogue respectueux et des actions concrètes.