Table du 18 novembre 2004

Les besoins des apprenant(e)s en formation à distance.

Quels besoins?

RÉUNION DU 18 NOVEMBRE 2004

Participant(e)s : Jocelyn Nadeau (U. de Moncton, Campus d’Edmundston; N.-B.)
Fernande Goupil (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B.)
Denise Haché (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B.)
Roger Lanteigne (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B)
Ginette Dumont (Télé-université; Québec)
Caroll-Ann Keating (Télé-université; Québec)
Claire Mainguy (Université Laval; Québec)
Denise Vigneault (Université Laval; Québec)

 

RÉUNION DU 10 FÉVRIER 2005

Participant(e)s : Denise Paquette-Frenette (Université Brock; Ontario)
Mireille Caron (Université de Moncton; N.-B.)
Nicolas Gagnon (Université Laval; Québec)
Paul Thériault (CCNB-Péninsule acadienne; N.-B.)
Sophie Godbout (Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario)
France Vachon (Éducacentre; C.-B.)
Aurèle Michaud (CCNB Bathurst; N.-B.)
Claire David (Télé-université; Québec)

 

 

Table de consultation et d’échanges techno-pédagogiques sous le thème :

Les besoins des apprenant(e)s en formation à distance.

Quels besoins?


RÉUNION DU 18 NOVEMBRE 2004

Les intervenants ayant participé à cette audioconférence étaient :

  • Jocelyn Nadeau (U. de Moncton, Campus d’Edmundston; N.-B.)
  • Fernande Goupil (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B.)
  • Denise Haché (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B.)
  • Roger Lanteigne (U. de Moncton, Campus de Shippagan; N.-B)
  • Ginette Dumont (Télé-université; Québec)
  • Caroll-Ann Keating (Télé-université; Québec)
  • Claire Mainguy (Université Laval; Québec)
  • Denise Vigneault (Université Laval; Québec)

 

Rappel : Le texte qui suit fait état de réflexions et de pistes de solutions qui proviennent d’échanges où étaient invités des intervenants du milieu. Il s’agit d’un compte-rendu d’une audioconférence proposée par le REFAD à l’automne 2004.

Une première question.

La question des besoins en apprentissage et en éducation a toujours été un élément de réflexion très important. Il s’agit d’une problématique complexe dans laquelle nous retrouvons différentes écoles sur l’analyse de besoins, comment on la fait, qu’est-ce qu’il faut regarder. Mais comment cela se traduit-il, concrètement, dans les différents milieux. C’est très probablement en interrogeant sa pratique qu’il est possible de jeter un premier éclairage sur le sujet.

Cette table d’échanges est l’occasion d’explorer ensemble différents points de vue. À cet effet, un angle intéressant pour aborder la question est sans doute d’adopter des rôles différents, comme celui du formateur, de l’étudiant et du spécialiste en informatique. C’est dans un premier temps ce qui va être fait ici.

La distance, quelle distance?

Soulignons d’abord qu’il y a un certain consensus sur l’importance de tenir compte, dans son enseignement, du facteur distance. Mais au fait, de quelles distances parle-t-on? Par exemple, sur campus, il y a des cours de services informatiques fréquentés par des étudiants de tous les programmes et aussi par des étudiants libres. Ces étudiants ont tous des connaissances très variables du domaine de l’informatique. Aussi, certains étudiants, notamment en sciences infirmières, doivent effectuer des préceptorats en milieu hospitalier. Ce qui est assez particulier avec ces préceptorats, c’est qu’ils ont justement lieu durant les heures normales de cours. Les préceptorats peuvent également avoir lieu à l’extérieur de la région immédiate, ce qui rend parfois les déplacements difficiles, voire impossibles. Dans de tels cas,

l’étudiant ne peut donc pas assister au cours! Et il faut répondre aux besoins spécifiques de tous ces étudiants. Il faut leur fournir, à tout le moins, un accès au matériel de cours, ce qui se fait souvent via un site Web d’accompagnement. Un tel site Web doit aussi répondre au besoin de développement de techno-compétences des étudiants de l’ensemble des facultés. Et rappelons enfin que les étudiants ont presque toujours des expériences très inégales de l’utilisation des technologies en général, et d’Internet en particulier.

Il importe donc de concevoir des sites Web dans lesquels il est facile de naviguer et où l’étudiant retrouve les ressources nécessaires pour qu’il puisse suivre, par exemple, certaines parties de son cours à distance. Évidemment, pour le spécialiste en informatique, le développement d’un tel site et son maintien sont d’une platitude souvent bien sentie. Pourtant, selon les commentaires obtenus des premiers concernés, les étudiants, un site qui répond bien aux besoins et aux attentes est justement identifié comme un site utile et apprécié. Étonnamment, dans son billet du 8 novembre dernier, Gerry McGovern 1 traite précisément de cette question à savoir que pour un développeur, il est toujours hautement stimulant, pour les défis que cela amène, de concevoir des outils considérés comme évolués, plus complexes. Ce type de défis constitue une réelle motivation pour les développeurs. Évidemment, quand on pense aux emplois de la nouvelle économie, on pense plus naturellement à des emplois très stimulants et non à des emplois assommants. Dans la pratique, nous sommes confrontés ici à une situation où deux philosophies s’affrontent souvent! Mais il ne faut jamais passer sous oubli l’utilisateur, c’est-à-dire l’apprenant, dans son contexte avec ses besoins. Est-il souhaitable de passer des jours, des semaines, voire parfois des mois à développer une fonctionnalité dans un outil ou dans un site Web, qui ne sera utilisée à profit que par un nombre extrêmement restreint d’utilisateurs? La réponse est non. Il est souvent trop facile pour un développeur de passer à côté de ce qui est le plus évident, ce qui est le plus fondamental pour l’apprenant. Il faut vraiment prendre conscience de ce danger et rester très alerte.

Pour faciliter la communication.

Dans le cadre du développement d’un cours, il est souvent intéressant de mettre en place une série d’outils de communication qui permettent de bien répondre aux besoins d’un pourcentage important des étudiants. On peut parler ici de listes de diffusion pour les messages destinés à plusieurs ou encore d’un accès direct au courrier électronique de la personne qui encadre. Il importe de souligner ici que le fait de répondre le plus rapidement possible aux courriels des étudiants est identifié par ceux-ci comme quelque chose qui est aussi important qu’apprécié. Dans les meilleures conditions, ne devrait-on pas penser à un temps de réponse dans les 12 heures, 7 jours sur 7? La réponse téléphonique à l’intérieur de 24 heures est aussi une norme qu’il serait probablement souhaitable de viser, pour que les étudiants ne restent pas trop longtemps avec un problème ou une question susceptible de les bloquer dans leur démarche d’apprentissage. Mais est-il réaliste, dans les contextes administratifs actuels, d’envisager de tels paramètres? Dans certains cas oui, sûrement. Notons enfin que sur cette question de la qualité du lien de communication, il est reconnu que la remise des travaux par Internet permet un acheminement considéré plus efficace et plus facilitant, particulièrement pour les étudiants à distance.

Il est aussi important d’inciter les étudiants à communiquer leurs besoins, leurs frustrations et leurs idées via ces divers mécanismes qui facilitent la communication. On a ici une belle opportunité pour pallier à ce qui peut se faire parfois plus directement en face-à-face. Dans la pratique, on observe qu’une approche globale de cette nature semble vraiment bien fonctionner. Un site Web offert en soutien à l’apprentissage devra évoluer constamment, dans sa forme et dans son contenu, afin de toujours mieux répondre aux besoins exprimés par les étudiants. La quête de défis des développeurs sera ainsi plus justement reléguer au second plan, pour faire place à une simplicité et à une économie d’artifices qui sont visiblement deux caractéristiques attendues par les premiers concernés, les utilisateurs.

Un dernier volet restera à mettre en place pour permettre aux étudiants de développer des évaluations théoriques sommatives via le Web. Donc encore ici, on tentera de faciliter la vie des étudiants à distance, en évitant de leur imposer des déplacements.

 

Des effets qui se font sentir.

Pour une institution, un des effets très positifs de vouloir mieux composer avec la distance, c’est que cette ouverture favorise nettement l’inscription d’étudiants qui autrement ne s’inscriraient pas, dans un contexte où tous les cours seraient à suivre sur campus. Ce mariage « campus-distance » apparaît ici comme une formule où toutes les personnes concernées se retrouvent dans une situation « gagnant-gagnant ». Deux critères essentiels ressortent quand il est question de mieux répondre aux besoins des apprenants :

  1. Il faut bien connaître les étudiants afin de pouvoir se mettre à la place de chacun d’eux.
  2. Il faut aussi, à la lumière de cette connaissance, analyser sa méthode d’enseignement et concevoir les outils dont ils auront réellement besoin et qu’ils utiliseront.

Que fait-on pour tenir compte des besoins des apprenants?

Voilà une question bien large. Il faut sans doute adapter notre approche à des besoins plus macros, tels que ceux identifiables à des clientèles spécifiques, en tenant notamment compte de la culture de ces clientèles. À titre d’exemple, dans le développement d’un modèle techno-pédagogique pour un programme de MBA à distance, il faudra reconnaître l’importance accordée traditionnellement, dans un tel programme, aux rencontres avec les pairs et au travail d’équipe. Cela doit certainement se faire en amont de toutes les autres analyses, si on veut répondre réellement aux besoins d’ensemble des étudiants. Au-delà des besoins individuels, il y a donc un certain nombre de besoins qui doivent être considérés comme appartenant à une collectivité. Ce qui est soulevé ici c’est bien toute la question des contextes de programmes ou des contextes organisationnels plus spécifiques.

Mais si nous remontons aux mécanismes de conception des programmes, il est légitime de se demander si nous tentons vraiment de répondre aux besoins spécifiques des apprenants. En première analyse, nous tenons d’abord compte des besoins de la société dans l’implantation d’un nouveau programme. Par exemple, il se développe des micros-programmes dans plusieurs universités. Ceux-ci permettent à des étudiants à distance d’aborder un domaine nouveau, sans pour autant qu’ils se sentent noyés pendant des années dans une formation plus globale. Il s’agit pour l’essentiel de programmes de courte durée pouvant éventuellement même être intégrés ou prolongés dans des programmes d’études de premier ou de deuxième cycle. Voilà une façon de répondre aux besoins de formation d’une clientèle souvent adulte et déjà professionnellement active.

Puis quand l’analyse se fait plus spécifique, par rapport aux cours d’un tel ou tel programme, on se penche sur la nature de la clientèle, qu’elle provienne du cégep ou du monde du travail. Un certain nombre de questions se posent, et cela va des techno-compétences aux niveaux de connaissances préalables des étudiants. Cela aura une influence sur les objectifs généraux et spécifiques du cours et, bien sûr, sur le choix des médias qui seront à privilégier. Ceci dit, plus souvent qu’autrement, toute la réflexion quant aux besoins demeure à un niveau assez élevé, sans qu’il y ait une réelle préoccupation de la spécificité de chaque étudiant. Dans encore bien des cas, nous sommes très loin d’offrir à l’étudiant des choix quant aux objectifs, aux ressources ou aux moyens auxquels il pourra avoir recours. Les objectifs et les contenus sont encore souvent imposés dans une majorité d’offres de formations. Différentes formules sont parfois proposées pour offrir, au choix de l’apprenant, du visuel, des textes à lire, de l’audio. Cela est un premier pas pour répondre aux différents besoins des apprenants, mais il faut reconnaître que c’est vraiment un tout premier pas. Par ailleurs, sur le plan administratif, tout peut se faire à distance : les inscriptions, la réception des documents ou l’accès à ceux-ci, sans parler d’une large part de l’encadrement.

Se mettre à la place de l’apprenant.

Un élément de réflexion qu’il ne faut pas ignorer est l’aspect social des apprentissages et des démarches d’apprentissage en formation à distance. Sur la question des besoins, nous retrouvons parmi les clientèles visées, des individus qui privilégient une démarche autonome et dans une certaine mesure solitaire, tandis que d’autres cherchent à recréer ou à retrouver la dynamique d’une salle de classe. Se mettre à la place des apprenants, c’est se mettre à la place de chaque apprenant dans un groupe et c’est ce qui est très difficile. Comment concilier, en effet, des positions ou des préférences aussi divergentes, voire irréconciliables, du moins au premier niveau. Autant il y a d’apprenants, autant il y a de façons de voir les choses. Une piste de solution qui apparaît bien intéressante pour composer avec ce paradoxe est d’offrir des choix, des espaces de travail collaboratif, des forums où l’apprenant a, sur une base volontaire, des possibilités d’échanger et de partager avec ses pairs et l’équipe pédagogique du cours. Mais cela est à évaluer, on le comprendra, sur du cas par cas.

Des outils pour sonder les besoins.

Plusieurs types de questionnaires d’évaluation des cours et de l’enseignement sont mis à contribution dans la très grande majorité des maisons d’enseignement pour cerner les problèmes, bien les identifier et chercher des pistes de solutions. Ces questionnaires sont habituellement proposés lors de la période de mise à l’essai d’un cours, mais ils peuvent également être utilisés plus tard dans le cadre d’un programme d’évaluations continues ou périodiques. Ce sont les étudiants qui ont ici la parole, au premier chef, pour identifier tout ce qui peut être apporté comme améliorations aux formations offertes. La personne chargée de l’encadrement est souvent aussi une source importante pour apporter des commentaires constructifs. Voilà d’excellents moyens pour aller chercher les besoins pointus de la clientèle. Il faut certes travailler fort pour faire ensuite les suivis et s’assurer que les bons gestes sont posés afin d’améliorer ce qui est remis entre les mains de l’apprenant. Il est intéressant de noter que le taux de réponses aux questionnaires d’évaluation tourne habituellement autour de 30% quand c’est fait par la poste et qu’il est d’environ 50% par Internet. Cela donne en soi une représentativité suffisante pour que les résultats soient signifiants et utiles. Ces réponses indiquent aux concepteurs et aux professeurs tout autant les points forts que les points à améliorer. Et cela a un double effet. Celui de confirmer l’à-propos de certains choix qui pourraient être reconduits dans de prochains cours et, évidemment, celui de questionner d’autres choix qui apparaissent moins appropriés. Cela touche autant ce qui a bien été que les difficultés de parcours, le contenu, les outils et le mode même d’évaluation. Les suggestions pour des ajouts susceptibles de bonifier un cours sont aussi, bien sûr, considérées. Ceci étant dit, dans les contextes réels d’application, il faut souligner que le professeur a toujours le dernier mot. On comprendra ici que certains sont plus réceptifs que d’autres pour apporter des modifications à ce qu’ils ont conçus comme formation.

La réflexion par rapport aux besoins des étudiants.

Au-delà des moyens, des outils et des processus d’évaluation, il importe de laisser une place réelle pour se questionner sur la nature réelle des besoins des étudiants et sur notre volonté de prendre en compte ces besoins en contextes réels. Ne s’agit-il pas ici d’un incontournable? Quelles sont nos valeurs par rapport à l’apprentissage? Quelle est notre vision de l’apprentissage? C’est en se questionnant de cette façon qu’il est possible d’en arriver à une intervention qui est plus cohérente. L’intention est justement d’établir une forme de cohérence entre la pratique professionnelle en formation à distance et les valeurs qui sous-tendent cette pratique. Il faut être ouvert à différentes façons de voir les choses et de réfléchir sur ce qu’est réellement l’apprentissage. Le besoin fondamental de l’étudiant, c’est apprendre. Notre besoin, c’est d’aider à apprendre. Il y a certes plusieurs théories derrière ça et ce n’est certainement pas inintéressant de se familiariser un peu plus avec des théories éducatives, comme le cognitivisme et le socioconstructivisme, pour enrichir notre réflexion. C’est de cette façon qu’il est possible pour nous, comme pédagogues, de préciser nos convictions éducatives pour aller dans une pratique qui est un peu plus collée à cette réflexion. C’est aussi de cette façon qu’il sera possible d’éviter de se conforter dans des pratiques qui peuvent parfois se qualifier de pratiques inconscientes. Ainsi, nous pourrons peut-être amener l’étudiant à apprendre encore mieux. Et que ce soit à distance ou en salle de classe, n’est-ce pas là notre but?

Les besoins inconscients des apprenants.

Une des bonnes façons de prendre en compte les besoins non exprimés des étudiants en FAD est de leur faciliter la communication. Et compte tenu que les étudiants ont des profils, des intérêts et des besoins qui diffèrent de l’un à l’autre, il faut probablement leur offrir des espaces libres où ils auront le choix d’aller ou non pour partager entre eux de façon informelle, pour co-construire un savoir en s’alimentant les uns les autres. Ici la clé semble être dans le choix. Différentes expériences démontrent qu’il y a un intérêt évident pour l’offre d’un café étudiant sur Internet pour établir des contacts ou échanger de l’information. En plus de favoriser souvent l’apprentissage, plusieurs témoignent du fait que cela rend le cours plus intéressant et plus productif. On parle souvent aussi de l’aspect stimulant de faire partie d’un groupe et de pouvoir partager, au sein de ce groupe, différents points de vue. Cela crée un sentiment d’appartenance. Ceci dit, l’étudiant qui ne désire pas ou qui ne peut pas participer à de tels échanges ne se sentira habituellement pas lésé, car le choix lui revient. C’est beaucoup la question des liens entre émotions et cognition qui est aussi soulevée ici.

Le wiki comme outil de partage et d’apprentissage.

De nouveaux outils, comme le wiki 2 et les blogues 3, émergent comme nouvelles ressources dans des environnements d’apprentissage médiatisés. Pour le wiki, pour prendre celui-là comme exemple, nous pouvons dire qu’il s’agit d’un bel outil de communication qui demande cependant un certain contrôle pour ne pas que les étudiants s’éparpillent. Le wiki a donc pour fonction de favoriser la discussion en utilisant notamment l’hyperlien sans pour autant, par exemple, qu’il soit nécessaire de redéfinir de façon répétitive un terme si la définition existe déjà. Il pourrait être intéressant de visiter à ce sujet le site de Wikipedia 4 pour en connaître plus.

Le wiki demeure, pour l’essentiel, un outil de travail collaboratif pour développer des contenus ou pour faire du commentaire. C’est un genre de forum de discussion mieux « équipé » pour la co-construction à des fins d’apprentissage. Mais sans entrer dans le détail de ce que sont ces outils, il faut retenir ici que ces nouveaux outils permettent beaucoup de flexibilité par rapport aux contenus. Pour ceux qui sont en éducation et qui préconisent ces nouveaux outils; le point de départ, c’est de reconnaître que ces outils apparaissent comme plus démocratiques. Dans une certaine mesure, ces outils redonnent aux étudiants le pouvoir de faire leur chemin et d’apprendre de façon beaucoup plus souple. Souvent cela semble correspondre davantage à leurs besoins. Et, il faut le reconnaître, cela va tout à fait dans le sens de ce qui est discuté aujourd’hui.

En deux mots, ce qu’il faut retenir.

Le sujet de la discussion d’aujourd’hui ouvre plusieurs pistes de réflexion et d’interventions afin de mieux reconnaître les besoins des apprenants et de pouvoir y répondre de façon plus éclairée. Pour réfléchir et pousser plus avant cette réflexion, nous pourrions mettre sur la table quelques idées ou orientations que nous devrions probablement toujours garder à l’avant-plan de nos préoccupations. Parmi celles-ci :

  • Donner aux apprenants le plus de possibilités en termes de moyens d’apprentissage.
  • Être réellement à l’écoute des besoins pour mieux s’adapter.
  • Réaliser qu’il y a autant de réponses que d’apprenants. Le défi, c’est de proposer des environnements enrichis d’apprentissage afin de pouvoir proposer le plus grand nombre de réponses attendues.
  • En ce sens, proposer des contenants adaptés avec des contenus modulables.
  • Pousser toujours plus loin la réflexion et avoir, comme pédagogues, de l’ouverture, de la souplesse, bref, faire preuve de flexibilité.