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Division scolaire franco-manitobaine

Table d'échanges d'expertises et d'expériences pédagogiques en formation à distance
ÉDITION 2000-2001

Suzette Fillion
Étudiante à la Division scolaire franco-manitobaine no 49
St-Jean Baptiste (Manitoba)

Courriel : sfill@atrium.ca
Site Web : http://www.dsfm.mb.ca

Mise en contexte

Dans un collège secondaire franco-manitobain, il est possible de vivre de très intéressantes expériences de formation à distance.  On s'attardera ici à un cours en tourisme qui y est offert.  Cette formation à distance est organisée dans le cadre d'un programme qui utilise des ponts téléphoniques, le courriel et l'Internet.  Une supervision locale est offerte par une auxiliaire qui assiste les étudiants.  Le professeur est à distance, mais nous les élèves nous nous déplaçons de temps à autre, soit à une autre école ou à un poste touristique manitobain.  L'appui visuel et les contacts en face-à-face sont donc presque inexistants (environ un fois par semaine).

Des croyances à changer...

Contrairement à la croyance populaire ici, un cours en formation à distance demande beaucoup et s'adresse à une clientèle  prête à relever des défis.  On perçoit trop souvent dans la communauté que ce type de cours n'offre pas une aussi bonne formation que des cours en classe.  Pire encore, certains croient que ces cours s'adressent à des  étudiants qui sont moins performants ou moins intéressés.  C'est une erreur.  C'est surtout bien mal connaître ce qu'est la formation à distance.  Le cours  dont il est question ici se situe à un niveau supérieur par rapport à bien des cours offerts dans des salles de classe et il s'adresse à n'importe quel étudiant éprouvant des difficultés d'apprentissage ou non ; c'est une question d'intérêts.

 Les facettes positives et négatives du cours

Ce mode de transmission des connaissances amène une réalité qui peut être à l'occasion problématique.  On observe parfois certains  problèmes de type technologique : des ponts téléphoniques défaillants, un programme d'ordinateur éprouvant des ratés...  Un autre type de problématique, peut-être plus importante celle-là, se situe dans les limites même d' une communication verbale, sans  aucune forme d'appui visuel.  Par exemple, lorsqu'il y a utilisation d'un pont téléphonique, une partie de l'information transmise ne peut être perçue à cause des limites évidentes de la technologie.  On aimerait en fait  pouvoir utiliser d'autres sens que l'ouïe.  Cela permettrait probablement un meilleur contact et une meilleure compréhension.  Conséquemment il y a pour l'étudiant, parfois, un manque de clarté au niveau du  programme.  Il faut aussi mentionner que cela est susceptible d'entraîner des difficultés d'encadrement pouvant affecter la discipline d'un petit groupe à distance.  C'est le côté social ou l'interaction qui pourrait ici  être amélioré.  Par contre, si on fait un bilan des avantages, on constate que la formation est de grande qualité et que les étudiants développent dans les faits un sens des responsabilités et une autonomie qui les préparent  bien au marché du travail.

D'autres possibilités d'apprentissage

D'autres cours sont également offerts.  Mentionnons les cours en agri-commerce et en aide en soins de santé par exemple.  Le bilan de ces cours est, pour tous ceux qui les fréquentent, positif.  Ces cours permettent, en plus de la formation de base transmise, de développer des compétences au niveau de l'écoute, de l'autonomie et de l'organisation du temps.   Les étudiants se rendent comptent également qu'ils apprécient beaucoup le fait de pouvoir communiquer par téléphone entre eux (communauté répartie sur de grands territoires).  On observe aussi que les étudiants ont la chance  de développer, en plus de notions de base, des habiletés nouvelles en informatique.  Ces connaissances seront notamment utiles tout au long de leur cheminement académique ultérieur.

Le bilan qui est fait par les étudiants  permet aussi de constater que l'ajout d'un «oeil virtuel», dans l'organisation matérielle des cours, aurait été un atout fort apprécié.  On pourrait par ce moyen favoriser et maintenir la motivation de tous et de toutes.   Pour les étudiants pour qui le contact visuel manque, la solution trouvée a été de favoriser des sorties en groupe.  Cela favorise grandement les échanges et la communication.  Il faut aussi souligner le fait que ces  cours, de niveau secondaire, ont été mis en place pour que les institutions francophones manitobaines, qui se voient très sollicitées financièrement, puissent répondre adéquatement aux besoins réels d'un très petit nombre  d'étudiants franco-manitobains, souvent dispersés sur un grand territoire.

 

Rapport

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Mise à jour: 4/3/2002