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Conseil scolaire acadien provincial

Daniel Lamy
Coordonnateur en technologies et innovation
Conseil scolaire acadien provincial
C.P. 360
Meteghan, Nouvelle-Écosse
Téléphone : (902)645-5541
http://www.ressac.rpa.ca/csap
 

Courriel : lamyda@csap-so.ednet.ns.ca

Contexte

Les francophones en Nouvelle-Écosse sont dispersés un peu partout dans la province. Ils forment de toutes petites communautés parfois séparées par des distances de 800 à 900 km. Les écoles de langue française ont été créées il y a moins de dix ans et le projet de formation à distance de la province a débuté en 1992 avec la création du Collège de L'Acadie. La structure actuelle de l'éducation en français comporte un seul conseil scolaire qui couvre l'ensemble du territoire de la province (soit environ 900 km par 200 km), un collège (Collège de l'Acadie) et une petite université (Université Ste-Anne).

Historique

Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) fut mis sur pied en 1996. En 1995, en préparation à la création de ce conseil scolaire, le Ministère de l'Éducation voulait voir ce que la formation à distance pourrait apporter à l'enseignement en français. L'enseignement à distance paraissait particulièrement intéressant du fait que les premiers élèves ayant pu étudier en français arrivaient maintenant au palier secondaire. Or, à ce palier d'enseignement, l'existence de cours optionnels implique de plus petites classes qu'il devient donc intéressant de réunir virtuellement. De plus, un tel projet permettait d'appuyer le désir de développer chez les Acadiens un sentiment d'appartenance s'étendant à la grandeur de la province par la création d'une communauté acadienne virtuelle.

Vouloir offrir de la formation à distance demandait cependant de mettre un système en place en moins de six mois. Un modèle d'enseignement synchrone par vidéoconférence semblable à celui déjà développé au Collège de L'Acadie a donc été retenu. Effectivement, l'enseignement synchrone permettait de répondre plus facilement au besoin d'offrir rapidement plusieurs cours. L'utilisation de la vidéoconférence rendait la préparation et l'adaptation des enseignants plus simple puisque le mode d'enseignement était moins loin de leur pratique habituelle. En mettant sur pied le réseau de vidéoconférences on a également pris soin de s'assurer de sa compatibilité avec celui du Collège de L'Acadie et on en a profité pour créer un lien avec l'Université Ste-Anne.

Bilan

À ce jour, plusieurs cours ont été livrés à distance au deuxième cycle du secondaire. En plus du matériel de classe régulier, on utilise la vidéoconférence et la tablette graphique. S'ajoute aussi l'accès à l'Internet (principalement pour le courrier électronique).

Ce projet d'enseignement à distance par vidéoconférence était un projet spécial de trois ans financé par le Ministère de l'Éducation. On en est donc actuellement à la phase d'évaluation.

Le projet n'a pas eu tout à fait le succès escompté. Plusieurs écoles n'ont toujours pas donné de cours à distance à ce jour. On observe également que certains élèves font des changements de cours pour éviter l'enseignement à distance puisque ce dernier mode d'enseignement leur impose d'être regroupés avec des élèves d'autres écoles qu'ils ne connaissent pas. Par contre, ceux qui ont offert des cours à distance ont considéré l'expérience comme étant extrêmement positive. De plus, dans certains cours, le réseau a permis de développer des projets d'activités par vidéoconférence avec la France, les Pays-Bas et l'Afrique.

D'autre part, le réseau a été très profitable pour le développement professionnel des enseignants. Effectivement, l'Université Ste-Anne offre actuellement aux enseignants du CSAP deux programmes de 2e cycle (un en enseignement du français et un en enseignement des mathématiques) et l'Université de Moncton offre une Maîtrise en administration scolaire. Au total, 35% du personnel du CSAP est inscrit à ces cours. Ces activités de perfectionnement professionnel auraient été totalement impossibles sans l'existence du réseau.

Développements futurs

Pour le futur, plusieurs projets sont envisagés. On voudrait développer certains cours spécialisés (ex. : calcul différentiel et intégral). On aimerait également s'orienter vers l'utilisation de l'Internet mais, pour ce faire, on cherche des partenaires.

 

Rapport

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Mise à jour: 4/3/2002