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Centre collégial de formation à distance

Robert Meilleur
Directeur
Martine Mottet
Directrice adjointe, production des cours
Centre collégial de formation à distance
7100 est, rue Jean-Talon, 7e étage
Anjou, Québec H1M 3S3
Téléphone : (514) 864-4794 Télécopieur : (514) 864-6401
http://ccfd.crosemont.qc.ca

Courriel :
rmeilleur@ccfd.crosemont.qc.ca, mmottet@ccfd.crosemont.qc.ca
 

Contexte

Au Québec, les cégeps ont un double mandat : la préparation à la formation universitaire (programme collégial de deux ans conduisant au Diplôme d'études collégiales ou DEC) et la formation technique conduisant au marché du travail (programme collégial de trois ans). Le Centre collégial de formation à distance (CCFD) fut créé en 1991. L'établissement a un mandat du Ministère de l'Éducation pour gérer et développer la formation à distance au niveau collégial. C'est le seul collège de la province à avoir ce mandat. Il est rattaché au Collège Rosemont mais uniquement sur le plan administratif.

Activités du CCFD

Actuellement, le CCFD offre des cours de formation générale (ex. : français, philosophie, mathématiques), des cours menant au DEC (ex. : Sciences humaines) et des cours en formation technique (ex. : surtout en administration, finance, marketing, assurances, quelques cours en agriculture), pour un total d'environ 200 cours. Sa clientèle est composée de 50% d'adultes et de 50% d'étudiants d'autres collèges voulant reprendre certains cours ou compléter leur formation ; les femmes représentent 2/3 de la population estudiantine. On note également que les étudiants proviennent de toutes les régions de la province, mais principalement des régions urbaines. On en conclut donc que, pour la clientèle actuelle, le choix d'une formation à distance relève probablement plus d'une question de gestion de temps que d'un problème de distance géographique.

Les cours développés et offerts par le CCFD sont de type asynchrone. Le collège privilégie l'inscription continue, c'est-à-dire que les étudiants peuvent s'inscrire aux cours choisis à n'importe quel moment de l'année. L'étudiant gère donc son temps lui-même, il bénéficie du support pédagogique d'un tuteur et les travaux sont transmis par courrier régulier ou par courrier électronique.

Le CCFD oeuvre souvent en partenariat avec d'autres collèges (d'ailleurs les concepteurs de cours sont des professeurs recrutés dans les autres collèges) et également avec des entreprises privées, des ministères, des associations professionnelles, etc. au niveau local, national et international (par exemple, le CCFD collabore actuellement avec le Collège Boréal en Ontario pour appuyer la Tunisie dans la mise sur pied d'un collège à distance).

Or, depuis quelques années, on intègre de plus en plus les technologies d'information et de communication (TIC) aux cours développés. Actuellement une vingtaine de cours sont offerts par Internet et une dizaine d'autres sont en développement, l'Internet semblant offrir de nombreux avantages sur le plan pédagogique. Cependant, les cours à composantes technologiques coûtent cher à produire. Pour le développement des cours, les partenariats avec d'autres organismes s'inscrivent donc comme une solution puisqu'ils permettent de mettre en commun les ressources de chacun.

Exemples de partenariats

À titre d'exemple, le CCFD travaille actuellement avec le Collège des Grands Lacs (Ontario) pour développer une trousse d'information sur la méthodologie de recherche par Internet. Cette trousse comprendra un guide méthodologique de recherche (stratégies de recherche sur Internet, opérateurs booléens, pièges à éviter, validité des informations trouvées, droits d'auteurs, etc.) et une section de signets. À terme, la majorité de cette trousse sera disponible sur le site du RCCFC, organisme qui finance ce projet.

On peut également citer un autre exemple avec le développement du cours "Peuples du Monde", cours d'anthropologie développé conjointement par le CCFD, le Collège des Grands Lacs et la Société éducative de l'Île-du-Prince-Édouard. Le matériel du cours sera de type autoportant et disponible sur CD-ROM et peut-être sur Internet.

Conclusion

On ne peut nier que les enseignements du fonctionnement en partenariat sont nombreux. Chaque organisme impliqué a ses propres modes de production et son propre langage. Une des premières étapes est donc de développer un langage commun. De plus, le partage des rôles peut se faire en tenant compte des structures de production en place et donc déjà disponible chez chacun des partenaires. Finalement, il faut prévoir que les intervenants dans le projet devront apprendre à travailler ensemble à distance.

 

Rapport

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Mise à jour: 4/3/2002